S’il faut garder un seul repas, c’est celui de midi…

S’il ne fallait garder qu’un seul repas quotidien, ce serai sûrement celui du midi, qui survient précisément au pic de nos besoins énergétiques. Dommage, c’est désormais un repas sacrifié, au bénéfice du soir où les nutriments sans utilité immédiate vont forcément s’accumuler en “tissus de réserves”, autrement dit en gras …

On connait tous le vieil adage “mangez comme un roi au petit déjeuner, comme un prince à midi, et comme un pauvre le soir”… Cette recommandation était adaptée pour une civilisation agraire et proto-industrielle, pour des populations se levant tôt le matin, se nourrissant au foyer, et se couchant tôt pour justement être en forme dès 5 h du matin … Chacun des repas, même les plus frugaux, étaient effectués en famille ou en groupes, à horaires réguliers, avec des ingrédients de saison directement issus de l’environnement proche.

SUITE DE L’ARTICLE

Lecture: le pouvoir du jeûne

Le jeûne a le vent en poupe. On lui confère des pouvoirs de guérison, de régénération, de rajeunissement. La communauté médicale est très sceptique, surtout en France. Elle considère cette discipline comme inutile, voire dangereuse. Mais qu’en est-il réellement ? Le jeûne thérapeutique est-il une réalité ou un fantasme ? Y-a-t-il des dangers à s’abstenir de nourriture ?

Le jeûne et la santé
Du renforcement du système immunitaire à une inversion du cours du diabète de type II, du rajeunissement de la peau à une prévention des maladies neurodégénératives, d’une limitation de l’effet des substances toxiques à une favorisation de la guérison des lésions de la moelle épinière, d’une aide dans le traitement du cancer à la prévention des infarctus, ou encore d’une diminution des inflammations chroniques à une régénération des capacités de fertilité, de nombreuses études présentent des résultats époustouflants.

Maigrir avec le jeûne

Avec l’âge, il est plus difficile de maigrir. Jeûne intermittent, jeûne périodique, jeûne modifié, jeûne hydrique ou jeûne sec, les méthodes sont variées. Comment utiliser le jeûne pour venir à bout de la graisse abdominale la plus tenace ou pour perdre du poids quelque soit l’âge sans jamais le reprendre ?

Rajeunir avec le jeûne

Certains affirment que jeûner rajeunirait l’organisme. Qu’en est-il réellement ? Comment la science peut-elle expliquer ce phénomène ? Comment les vétérinaires russes prolongeaient la vie des animaux ? Le jeûne sec pourrait-il être la fontaine de jouvence que l’homme recherche depuis des millénaires ?

Le jeûne, un phénomène qui transcende les époques et cultures

Du jeûne guerrier au jeûne initiatique, du jeûne shamanique au jeûne de pénitence, l’auteure guidera le lecteur dans le labyrinthe de l’histoire à la découverte du jeûne dans les différentes civilisations. Ensuite, elle s’attachera à faire la lumière sur l’abondante recherche scientifique disponible dans ce domaine des États-Unis à la Russie. Enfin, elle présentera au lecteur de nombreux témoignages d’individus qui ont utilisé leur expérience du jeûne pour leur plus grand bonheur.

Jeûne et cycles circadiens

Le jeûne est reconnu comme un régulateur naturel de l’organisme, très favorable pour soigner des maladies métaboliques, immunitaires ou cancéreuses. Plusieurs écoles se chicanent sur la durée, les horaires, les nutriments autorisés. Cette étude (Sciences Direct) nous montre qu’en respectant les rythmes circadiens jour/nuit, on peut s’alimenter et néanmoins imposer à l’organisme une frugalité extrêmement bénéfique.

Cette étude a eu lieu sur des souris.

Partant du principe bien établi que des souris à qui on impose une rupture des cycles circadiens par de simples modifications de l’éclairage ambiant, ont une tendance marquée à subir des maladies métaboliques ou des maladies tumorales, les chercheurs ont convenu au contraire de respecter scrupuleusement les rythmes circadiens, mais de ne donner des repas qu’avant l’aube, et après le coucher du soleil, la journée étant passer sans manger, ce qui représente un jeûne quotidien de 14 heures.

Ce régime a été poursuivi  pendant un mois, au cours duquel des prélèvements sanguins ont été effectués pour des études de chromatographie, afin d’en suivre l’évolution de certaines molécules très représentatives de l’état de santé.

Les résultats, longuement exprimés dans cet article, montrent que ce jeûne intermittent, réalisé dans ces conditions (disons le pas trop contraignantes), entraine des bénéfices pour l’ensemble des maladies métaboliques, les défisciences cognitives dues à l’âge, les maladies cardio-vasculaires, et les cancers.

Bon, il s’agit de souris, et il fallait tenir le coup un mois.

Mais cette étude très sérieuse nous montre que le jeûne est bien mieux qu’un médicament, c’est le recadrage complet d’un organisme qui se perdait.

Une manière pratique de pratiquer ce type de jeûne intermittent, est de profiter de l’effet « coupe faim » de raisins secs « dopés » aux extraits de plantes. Nous y reviendrons.

Jean-Yves Gauchet

Le petit déjeuner: un repas très secondaire.

Dans le choix d’un jeûne intermittent, il faut forcément sacrifier un repas. Lequel ? Le Dr Cohen argumente ici le choix du petit déjeuner. Et c’est tout à fait notre méthode avec les raisins, sauf que nous préconisons deux repas à sauter, le matin et le soir …

A écouter attentivement, malgré les interruptions vaseuses de Morandini …

Ce qu’on peut attendre du jeûne

Pratique immémoriale, simple, économique, le jeûne bien compris et bien pratiqué nous apporte des bienfaits cumulés que l’industrie du médicament veut nous vendre au coup par coup…

1 – une perte de poids: le jeûne est le moyen le plus rapide et le moins dangereux de perdre des kilos superflus.

2- un décrassage: le jeûne permet de corriger la surabondance de nourriture, c’est un moyen de se nettoyer l’organisme.

3- une désintoxication: c’est l’un des seuls moyens biologiques effeicaces qui permette d’évacuer des toxines accumulées, toxines internes ou provenant d’un environnement pollué. Un point particulier, celui des “trop-pleins médicamenteux” chez des gens qui se soignent à long cours, ou avec des pathologies différentes … et des médecins différents. Le jeûne permet de “purger” des accumulations de molécules pharmacologiquement très actives et de ce fait indésirables.

4- Une action dermatologique quasi immédiate. La peau, avant de les excréter, accumule dans son hypoderme quantité de substances irritantes, voire toxiques: le jeûne agit comme une crême “de beauté”, il nettoie et embellit la peau.

5 – un effet préventif “anti-âge”, la senescence reposant surtout sur l’accumulation de substances inutiles ou toxiques qui bloquent le bon fonctionnement cde l’organisme. Ceci est vrai pour les fonctions organiques (les reins, le foie, les hormones), mais aussi sur les fonctions nerveuses et mentales (dégénérescences ou neuropathies).

Un traitement: le jeûne est très certainement le traitement le plus efficace de bien des maladies métaboliques, comme le diabète débutant ou des déséquilibres thyroïdiens.

Les petits jeûnes contre l’hypertension

Quand on jeûne, c’est dans un objectif général de santé. Avec quels résultats ? La mesure du poids donne de bonnes indications d’efficacité, mais en surveillant sa tension, on remarque également des progrès importants.

L’hypertension est associée à des dysfonctionnement de l’endothélium, le revêtement interne des vaisseaux sanguins. Ce tissu régule la pression artérielle par la sécrétion de monoxyde d’azote (NO), un gaz aux propriétés vasodilatatrices, et d’endothéline, qui provoque au contraire le resserrement des vaisseaux sanguins.

Quand l’endothélium fonctionne mal, il produit moins de monoxyde d’azote et plus d’endothéline : les vaisseaux sanguins se contractent, la pression sanguine augmente. Une alimentation pauvre en calories chez des personnes obèses souffrant d’hypertension permet de contrer ces dysfonctionnements.

Le jeûne conduit par ailleurs à une augmentation de la production de BDNF (facteur neurotrophique dérivé du cerveau). Celui-ci stimule l’activité du système nerveux parasympathique, qui provoque le ralentissement des grandes fonctions de l’organisme, conduisant notamment à une baisse de la tension artérielle.

Les petits jeûnes (36 heures ou intermittents) ont cette capacité de réguler en quelques cures une tension qui s’emballe. Sans effets secondaires, et avec tous les effets métaboliques et psychiques qui sont autant de bénéfices …

L’émission d’ARTE qui a ébranlé la médecine du cancer

ARTE a l’art de programmer des émissions sur des thèmes scientifiques qui dérangent. Le jeûne, la Médecine le réduisait à des prescriptions purement religieuses. Mais maintenant la Science se trouve devant des réalités chiffrées et sacrément encourageantes.

Cette émission dure près d’une heure, n’en manquez pas une seconde !

jeûne et cancer

Des confirmations pour une méthode simple et efficace

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais quand elle est attendue par des millions, la moindre des choses serait de l’observer et de la protéger …

L’hirondelle, c’est cette série d’expériences d’un médecin américain, le Dr Valter Longo, prof de gérontologie en Californie, et qui en a publié les résultats dans “Science Translational Medecine”.

L’idée, c’est de vérifier l’argument des “naturalistes” , selon lesquels un organisme qui vient de subir une épreuve, est mieux armé pour en subir une autre, même plus violente.

Dans le cas des cancers, l’épreuve violente est bien sûr la chimio , ou selon, la radiothérapie. Où les cellules normales sont agressées, à un degré moindre que les cancéreuses, mais avec de gros dégats …

Depuis des lustres, les tenants du jeûne clament que cette privation, si elle est bien menée, peut venir à bout de cancers.

Avec toutes les conséquences pénales qui en découlent … ce qui fait qu’on n’a, scientifiquement, peu de documentation solide.

L’étude du Dr Longo vient fort à point.

Déja, dans cette étude, il constate que des cycles de jeûne sans chimiothérapie peuvent ralentir un développement cancéreux sur des tissus divers (mammaire, cutané, cérébral).

Pas guérir, ralentir. Pour autant, il constate un effet.

Puis il lance l’étude, sur huit types de tumeurs injectées à des souris (remarque: ce ne sont pas de “vrais cancers” puisque imposés artificiellement à ces rongeurs. Mais c’est la même méthode employée pour juger de l’efficacité des molécules de chimio).

Au résultat, et pour cinq types de tumeurs sur cinq,  “la combinaison de cycles courts de jeûne avec la chimiothérapie est plus efficace, soit nettement plus efficace que la chimiothérapie seule. Ainsi, de multiples périodes de jeûne combinées à la chimiothérapie guérissent 20 % de certains cancers très agressifs chez les souris de laboratoire. Le taux de guérison grimpe à 40 % pour les souris atteintes de ces mêmes cancers mais moins étendus, tandis qu’aucune souris n’a survécu traitée uniquement avec la chimiothérapie.

Parallèlement, une autre étude (revue Aging), sur dix patientsatteints d’un cancer et qui ont essayé de suivre des cycles de jeûne, ont dit ressentir moins d’effet secondaire provoqués par la chimio.  

Diverses réactions, dans le monde entier, après ces parutions.

Certaines saugrenues, comme ce médecin très docte qui nous dit que cela ouvre la voie à des molécules qui pourraient reproduire le jeûne (authentique!), d’autres nettement plus sérieuses.

Il est un fait: les malades qui subissent des chimios sont déja dénutris, ils s’alimentent mal, et pas du tout dans les jours qui suivent une “mauvaise chimio”. Donc le jeûne, ils le pratiquent malgré eux, pourquoi un jeûne supplémentaire serait bénéfique ? Sinon dangereux ?

C’est le noeud du problème, et il faut revenir aux bases de la biologie.

Il existe une différence fondamentale entre le jeûne volontaire, et la dénutrition maladive.

Dans le jeûne, l’organisme commence par consommer toutes ses réserves de glucides (24 à 36 heures), puis entame la consommation des “réserves” graisseuses. Très vite, le manque de sucres et une acidité des tissus provoquent un stress cellulaire qui permet, soit de mettre en place un système de protection (les protéines de stress) qui vont renforcer les capacités de résistance de ces cellules, soit au contraire, chez les cellules trop vieilles, surchargées ou malades, une apoptose, un suicide cellulaire: en quelque sorte un auto-nettoyage très sélectif de l’organisme, en dehors de toute inflammation, toute souffrance.

Dans la dénutrition, c’est quasiment le contraire: pour des raisons extérieures (intoxications, viroses chroniques, chimiothérapies), l’organisme subit un embrasement inflammatoire, générateur de sustances très agressives (Il1, TNF, prostaglandines, radicaux libres) qui vont attaquer tous les tissus et décimer à l’aveugle, des millions de cellules non pas par apoptose, c’est à dire proprement sans traces, mais par un phénomène mortifère de nécrose, qui s’auto-entretient.

D’où effectivement ces malades amaigris et sans appétit qui dépérissent en particulier à la suite de leur traitement

Sur un plan purement théorique, la pratique du jeûne AVANT une chimio,  est.parfaitement logique: c’est une préparation naturelle à un stress intense, et l’organisme fait déja le tri entre les cellules “condamnées”, et celles qui doivent survivre. Et l’organisme ne se trompe pas, lui !

D’ailleurs (lire Effervesciences 78), des médecins russes ont soigné par le jeûne des centaines de soldats et de pompiers, les sacrifiés de Tchernobyl, qui avaient reçu en radioactivité des doses subléthales: il s’est avéré que ces jeûnes séquenciels entrecoupés de reprises alimentaires, permettaient une bien meilleure élimination des radioéléments sans diurétiques ni corticoïdes …

Les travaux de Valter Longo viennent à point nommé, à un moment où des dépistages tous azimuths (seins, prostate, rectum …) conduisent à des traitements considérables, alors que les organismes sont en excellent état, mais vont risquer le délabrement dès la première chimio / radiothérapie.

Sur ces présomptions de tumeurs, ne pourrait-on pas commencer par des traitements séquenciels de jeûne entrecoupés de chimio métronomique (cycles de traitements à faibles doses d’agents de chimio), le chemin étant tracé actuellement par les vétérinaires? Tout en suivant bien sûr les marqueurs biologiques et les clichés radio ?

Le jeûne a le gros défaut de n’être pas un médicament certifié, authentifié. Il a de plus des connotations religieuses, ce qui l’oppose à une Science agnostique en difficultés …

Mais son efficacité et son économie de moyens sont maintenant sur la place publique.

Jean-Yves Gauchet

Le yin et le yang de votre jeûne

Notre vie est réglée par des cycles, des cycles internes (cycle jour/nuit universel, cycle menstruel des femmes), et des cycles externes comme le cycle des saisons ou le cycle lunaire. Les hommes ont de tout temps remarqué que certains cycles devaient être respectés, que ce soit pour l’agriculture et le jardinage, que ce soit pour notre santé.

Les médecines orientales ont formalisé ces observations en catégorisant nos activités en “yin” et “yang”, au cours desquelles l’énergie qui nous anime sera plutôt centripète (énergie yin, constructive, on peut dire anabolisante) ou au contraire centrifuge (énergie yang de déconstruction, de transformation, on peut dire catabolisante).

Concernant le jeûne, il sera nettement plus efficace s’il est pratiqué à une période où l’organisme est naturellement enclin à se débarrasser (catabolisme) de tout ce qui l’encombre, donc en période yang.

Chez la femme, la période yang correspond à ses quelques jours d’ovulation, sous l’influence des oestrogènes. D’ailleurs, dans la religion musulmane où le jeûne est une pratique très observée depuis des siècles, le jeûne est carrément proscrit pendant les règles (donc bien à l’écart de l’ovulation).

Pour des jeûnes intermittents de trois jours, la période d’ovulation est la plus favorable et la plus efficace. Par contre, éviter de faire une autre cure à contre temps, donc 15 jours plus tard, puisque on sera alors en période yin.

L’influence de la lune a également son importance sur le jeûne. On sait depuis des millénaires que durant la pleine lune, nos sens sont exacerbés, notre métabolisme (montée d’adrénaline et de cortisol: période yang) fonctionne à fond, jusqu’à des stades de déséquilibre: par exemple, les capacités sanguines de coagulation sont diminuées.

Concernant le jeûne, la période de pleine lune est donc tout à fait favorable. D’ailleurs, on peut encore évoquer les préceptes musulmans, qui conseillent le “jeûne blanc” de trois jours lors de la pleine lune: selon la tradition prophétique, “jeûner les trois jours blancs équivaut à un mois entier de jeûne”.

On peut d’ailleurs ici consulter le calendrier des jours blancs pour les années 2020 et 2021: https://www.guide-islam.com/fr/calendrier-jours-blancs/

Le “jeûne de la pleine lune”, très efficace, doit tenir compte des modifications mentales qui l’accompagnent: énervement, impatience… Il est bon de l’accompagner avec des compléments alimentaires relaxants (bergamote, marjolaine). C’est justement la formule des frugalies de type “sereenity”que nous vous conseillons pour ce type de jeûne…

Vous pouvez vous procurer ces raisins apaisants et coupe-faim ici: https://effervesciences.fr/osez-la-frugalite-/129-sereenity.html

Conseils pour l’après-jeûne

Et maintenant ?

Vous avez maintenant l’expérience de cette mini-épreuve, plus mentale que physique … Vous savez désormais que c’est simple, que vous vous en trouvez bien mieux, avec une appréciation nouvelle de la nourriture et plus généralement de vos centre d’intérêt…

Profitez-en pour vous poser quelques questions:

1 – quelles résolutions pour une autre cure ? La semaine prochaine ? Un peu plus tard ? Consultez votre calendrier pour choisir une date adaptée.

2- où en êtres vous du tabac ou de l’alcool ? Vous vous en sentez détaché(e), ne serait-ce pas le moment d’insister et de faire une vraie coupure ?

3 – Votre ressenti alimentaire a changé. La viande n’est plus un besoin physique, vous mettez à apprécier les légumes. Prolongez cette curiosié, il y a mille manières de profiter de ces végétaux délicieux. Et ça peut prendre de votre temps, mais ce n’est surtout pas du temps perdu …

4- La perte de poids … Si vous comptiez perdre des kilos, vous serez peut-être déçu(e). La perte de poids sur les jeûnes intermittents est marginale. Mais vos nouveaux comportements alimentaires (plus de grignotages, repas limités à un plat + un dessert), moins de sucreries, moins de besoin de sel) vont avec le temps prendre le relai très efficacement: le jeûne est un déclic, votre organisme se gèrera tout seul, intuitivement, et efficacement.