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La choucroute, aliment parfait pour des jeûnes intermittents

Peu calorique (environ 22 calories les 100 g pour le seul chou fermenté non gras) et pauvre en glucides, la choucroute nature est recommandée dans le cadre d’un régime, et encore mieux lors d’un jeûne intermittent, où il occupe l’estomac avec un minimum d’énergie et un maximum de fibres et de probiotiques.
Aliment fermenté, la choucroute est bien plus digeste que le chou nature, et apporte des nutriments très intéressants pour la santé de nos intestins : vitamine C, B12, et PP, sans oublier le potassium, le calcium (elle en est assez riche) et la magnésium.
C’est sa cuisson dans la graisse de porc (ou d’oie chez les plus gourmets) et l’accompagnement avec de la charcuterie qui la rendent moins digeste.
Enfin, sa cuisson dans la saumure la rend très salée et oblige à un rapide rinçage sous l’eau froide (et un démêlage !).

On peut la manger en salade ou l’organiser en plat en l’agrémentant de charcuteries ou encore mieux de produits de la mer: devenue quasi incontournable, la recette de la choucroute au poisson permet de se régaler en toute légèreté. Exit la charcuterie, bienvenue crustacés et autres produits de la mer !
La choucroute (le chou mariné) se marie extrêmement bien avec le saumon, la morue, le cabillaud, le haddock, la lotte et aussi les gambas, les crevettes, les langoustines et même certains coquillages comme les coquilles saint-jacques ou les moules.

Le yin et le yang de votre jeûne

Notre vie est réglée par des cycles, des cycles internes (cycle jour/nuit universel, cycle menstruel des femmes), et des cycles externes comme le cycle des saisons ou le cycle lunaire. Les hommes ont de tout temps remarqué que certains cycles devaient être respectés, que ce soit pour l’agriculture et le jardinage, que ce soit pour notre santé.

Les médecines orientales ont formalisé ces observations en catégorisant nos activités en “yin” et “yang”, au cours desquelles l’énergie qui nous anime sera plutôt centripète (énergie yin, constructive, on peut dire anabolisante) ou au contraire centrifuge (énergie yang de déconstruction, de transformation, on peut dire catabolisante).

Concernant le jeûne, il sera nettement plus efficace s’il est pratiqué à une période où l’organisme est naturellement enclin à se débarrasser (catabolisme) de tout ce qui l’encombre, donc en période yang.

Chez la femme, la période yang correspond à ses quelques jours d’ovulation, sous l’influence des oestrogènes. D’ailleurs, dans la religion musulmane où le jeûne est une pratique très observée depuis des siècles, le jeûne est carrément proscrit pendant les règles (donc bien à l’écart de l’ovulation).

Pour des jeûnes intermittents de trois jours, la période d’ovulation est la plus favorable et la plus efficace. Par contre, éviter de faire une autre cure à contre temps, donc 15 jours plus tard, puisque on sera alors en période yin.

L’influence de la lune a également son importance sur le jeûne. On sait depuis des millénaires que durant la pleine lune, nos sens sont exacerbés, notre métabolisme (montée d’adrénaline et de cortisol: période yang) fonctionne à fond, jusqu’à des stades de déséquilibre: par exemple, les capacités sanguines de coagulation sont diminuées.

Concernant le jeûne, la période de pleine lune est donc tout à fait favorable. D’ailleurs, on peut encore évoquer les préceptes musulmans, qui conseillent le “jeûne blanc” de trois jours lors de la pleine lune: selon la tradition prophétique, “jeûner les trois jours blancs équivaut à un mois entier de jeûne”.

On peut d’ailleurs ici consulter le calendrier des jours blancs pour les années 2020 et 2021: https://www.guide-islam.com/fr/calendrier-jours-blancs/

Le “jeûne de la pleine lune”, très efficace, doit tenir compte des modifications mentales qui l’accompagnent: énervement, impatience… Il est bon de l’accompagner avec des compléments alimentaires relaxants (bergamote, marjolaine). C’est justement la formule des frugalies de type “sereenity”que nous vous conseillons pour ce type de jeûne…

Vous pouvez vous procurer ces raisins apaisants et coupe-faim ici: https://effervesciences.fr/osez-la-frugalite-/129-sereenity.html

Conseils pour l’après-jeûne

Et maintenant ?

Vous avez maintenant l’expérience de cette mini-épreuve, plus mentale que physique … Vous savez désormais que c’est simple, que vous vous en trouvez bien mieux, avec une appréciation nouvelle de la nourriture et plus généralement de vos centre d’intérêt…

Profitez-en pour vous poser quelques questions:

1 – quelles résolutions pour une autre cure ? La semaine prochaine ? Un peu plus tard ? Consultez votre calendrier pour choisir une date adaptée.

2- où en êtres vous du tabac ou de l’alcool ? Vous vous en sentez détaché(e), ne serait-ce pas le moment d’insister et de faire une vraie coupure ?

3 – Votre ressenti alimentaire a changé. La viande n’est plus un besoin physique, vous mettez à apprécier les légumes. Prolongez cette curiosié, il y a mille manières de profiter de ces végétaux délicieux. Et ça peut prendre de votre temps, mais ce n’est surtout pas du temps perdu …

4- La perte de poids … Si vous comptiez perdre des kilos, vous serez peut-être déçu(e). La perte de poids sur les jeûnes intermittents est marginale. Mais vos nouveaux comportements alimentaires (plus de grignotages, repas limités à un plat + un dessert), moins de sucreries, moins de besoin de sel) vont avec le temps prendre le relai très efficacement: le jeûne est un déclic, votre organisme se gèrera tout seul, intuitivement, et efficacement.

Quels sont nos vrais besoins alimentaires ?

Il faut considérer nos apports alimentaires sous l’angle qualitatif (valeur nutritive, vitamines, minéraux, etc), et sous l’angle quantitatif, arbitrairement traduit en Kilocalories…

C’est en mesurant les calories d’une ration, qu’on peut apprécier si cette ration correspond aux besoins, ou bien est hors normes, avec des risques pour la santé.

Pour une activité normale, une femme « consomme » environ 2300 kcalories, chiffre qui atteint 2600 kcalories chez un homme.

Une activité physique (métier pénible, pratique sportive) demande de 200 à 500 kcalories supplémentaires.

Tout apport au delà de ces chiffres est soit réexpédié dans les selles, soit accumulé dans l’organisme.

Notre alimentation moderne n’est pas raisonnable : portions exagérées, ajouts de sucres et de graisses « cachées », boissons-confiseries, grignotages permanents.

 En gros, nous dépassons de 200 à 500 kcalories par jour le quota de nos vrais besoins.

Parmi ces besoins, il en est de vitaux qu’il ne faut pas négliger : l’intestin lui-même, avec sa flore bactérienne, qui a besoin de 200 Kcal pour fonctionner et s’entretenir, et le cerveau, qui consomme 15 à 20% du glucose quotidien, soit encore 250 à 300 Kcal.

Tout le reste du corps peut jeûner pendant des heures et des heures, mais il faut penser à entretenir nos intestins et notre cerveau.

Ainsi, un jeûne raisonnable repose sur des repas réduits à minima (bouillon de légume, tisane, pomme), et la prise régulière de nutriments coupe-faim pour une énergie totale de 450 Kcal : c’est précisément ce qui se passe avec les raisins coupe-faim.

Les limites médicales du jeûne (jeûnes longs)

Le jeûne, c’est dangereux ?

Un adulte de 1,70 m, pesant 70 kg, possède environ 15 kg de réserve de graisse, de quoi tenir, s’il est en bonne santé, une quarantaine de jours de jeûne. Mais au-delà, la poursuite du jeûne consomme les protéines du corps. L’organisme catabolyse certains acides aminés qui peuvent être convertis en glucose au cours de la néoglucogenèse pour approvisionner le cerveau. Or les protéines sont stockées dans les muscles (dont le cœur).

Un suivi médical est vital à partir de la 4e semaine, suivant l’état de santé, les conditions du jeûne et la nature des réserves au départ.

Comme en témoigne l’histoire de 9 détenus de la prison de Cork (Irlande) en 1920, dont le jeûne a duré 94 jours ; l’organisme humain, jeune et en bonne santé, peut arriver à supporter un jeûne total (mais n’excluant pas la prise de liquides), non sans séquelles, pendant une période pouvant aller jusqu’à trois mois. Lors de la Grève de la faim irlandaise de 1981Bobby Sands est mort après 66 jours de jeûne, là ou Kieran Doherty est mort après 73 jours.

Exprimée en terme d’indice de masse corporelle (IMC), une valeur inférieure de 12 à 13 kg·m-2 est en principe synonyme de mort, bien que des récupérations aient été décrites chez des patients adultes jeunes dénutris présentant des IMC de l’ordre de 8 à 9 kg·m-2 . Un jeûne prolongé au-delà d’une certaine durée provoque immanquablement la mort. Cette durée varie selon les individus, et peut atteindre plus de 85 jours.

« Dans les limites définies (jeûne inférieur à trois semaines chez une personne de corpulence normale) le jeûne ne présente pas de danger. »

(source Wikipedia)

J’ai jeûné pour mieux supporter ma chimio …

“J’ai eu un cancer du sein, il y a cinq ans, qui a nécessité six séances de chimiothérapie. Après chacune d’elles, durant quatre jours, j’étais très affaiblie et épuisée. Chirurgien-plasticien, j’étais dans l’incapacité d’exercer… Je restais chez moi, allongée, avec des nausées, de forts maux de tête, une intolérance à toute odeur de nourriture, un goût métallique dans la bouche, des aphtes et une constipation importante due aux antivomitifs.

En mai dernier, lorsqu’une récidive ganglionnaire a été diagnostiquée, avec le même protocole de chimiothérapie, j’ai cherché comment mieux les supporter. Je voulais rester active, travailler, prendre mon traitement à bras-le-corps, sachant que c’est d’autant plus difficile moralement que l’on connaît les effets secondaires que l’on va subir. J’ai beaucoup lu sur l’alimentation et le cancer, ainsi que sur l’effet du jeûne court, de deux ou trois jours, pratiqué avant les chimios, notamment les études menées aux États-Unis par le Dr Valter Longo. Étant médecin, cela m’a semblé logique de laisser le système digestif totalement vide avant une chimiothérapie, afin de prévenir les effets secondaires digestifs.

Mon oncologue était sceptique et peu favorable. Les oncologues redoutent que l’on perde du poids et que les forces nous manquent pour « tenir » face aux traitements. On s’est néanmoins mis d’accord pour que j’essaie. Jusqu’alors, je n’avais jamais jeûné de ma vie… Je ne suis pas une adepte et je considère d’ailleurs qu’au-delà de 48 à 60 heures, on peut se mettre en danger. À aucun moment, je ne l’ai envisagé comme un moyen de traiter mon cancer, mais comme une aide pour tenter à la fois de diminuer le plus possible les effets secondaires de la chimio et augmenter son efficacité sur les cellules cancéreuses.

Suite de cet article paru dans TOP SANTE:

https://www.topsante.com/medecine/cancers/cancer/j-ai-jeune-pour-mieux-supporter-ma-chimio-609054

Canteloup: un seul repas par jour, le soir…

Notre imitateur national a une vie très réglée, mais un peu décalée: il se lève tôt, très tôt pour préparer sa matinale. Question nutrition, il s’est trouvé un équilibre avec un seul repas par jour (interview au JDD).

“Depuis au moins un an, je ne mange que le soir, et c’est génial! Ni café, ni thé, ni boisson, uniquement de l’eau…”

Quel est le diététicien qui préconise un tel régime ?

“J’ai fait ça tout seul, je pensais à Cromagnon… Cromagnon crapahutait toute la jhournée et mangeait le soir, s’il attrapait du gibier. Nopus, on ne crapahute même pas. Le mal de notre société, c’est la surbouffe. Ce qui est génial, c’est qu’à 19 heures, c’est la fête au village, je n’ai même pas à ma dire qu’il faut laisser de coté le saucisson …”

Quant aux résultas santé, cette discipline le réjouit: “Je suis plus lucide, et puis c’est vertueux pour mon sport. L’ennemi de l’équitation, c’est les kilos et j’ai minci de 7 kilos, là je suis stabilisé. Par acquit de conscience, j’ai fait une prise sang: tout est nickel”

le jeûne, efficace contre les inflammations

L’inflammation est un processus immunitaire normal qui aide à combattre les agressions. Une fois l’agression soulagée, l’inflammation disparaît d’elle-même.

Mais en cas de stress répétés sur l’organisme (mauvaise alimentation, manque d’activité physique…) l’organisme peut subir en permanence un état inflammatoire. C’est l’inflammation chronique.

En plus de générer d’importantes douleurs, une inflammation chronique peut favoriser l’apparition de maladies graves : maladies cardiovasculaires, obésité, cancers, maladies intestinales inflammatoires (colite, maladie de Crohn), etc.

Or une étude récente publiée dans Cell suggère que jeûner est efficace contre l’inflammation chronique. 

Les chercheurs ont découvert que le jeûne intermittent réduit l’inflammation et améliore les maladies inflammatoires chroniques sans affecter la réponse du système immunitaire aux infections aiguës. 

Des études précédentes avaient déjà montré qu’une restriction calorique améliorait les maladies inflammatoires et auto-immunes. Les mécanismes par lesquels l’apport calorique module l’inflammation demeurent cependant méconnus.

Pour les comprendre, les chercheurs ont travaillé sur des cellules immunitaires humaines et de souris, soumises à 19 heures de jeûne. Ils ont montré que le jeûne intermittent réduisait la libération de cellules pro-inflammatoires appelées « monocytes », dans la circulation sanguine. Pendant le jeûne, ces cellules se mettent en veille et enflamment donc moins que les monocytes des personnes qui mangent « normalement ».

Plutôt que l’aspirine ou le paracétamol, le jeûne intermittent se présente, on le sait maintenant, comme un remède qui guérit ces douleurs inflammatoires.

Précision: pour les douleurs violentes purement neurologiques (migraines, zonas, SEP, Sida, etc), les remèdes spécifiques puissants sont bien sûr obligatoires.

Ce qu’en disait Sciences et Vie en 2013

Sciences et vie n’est pas réputé pour son ouverture vers les médecines alternatives. Sa croisade répétée contre l’homéopathie en est une illustration récurrente. Pourtant, dès 2013, cette revue prend des risques en saluant les effets bien documentés des jeûnes alternatifs dans de nombreuses situations pathologiques. Depuis, les études se sont accélérées et les ont corroboré en précisant des multiples aspects métaboliques, hormonaux de ces surprenants effets du jeûne.