Des modifications métaboliques et hormonales totalement positives

Dans l’esprit de la nutrition traditionnelle, le jeûne constitue une épreuve au cours de laquelle l’organisme s’endort, par manque d’énergie, et où l’esprit patine, d’où cette réputation de cure dangereuse.

Le repos alimentaire entraîne un chamboulement de tous les mécanismes hormonaux, nerveux et métaboliques. Mais pas un chamboulement dommageable qui pourrait rendre malade, non, mais plutôt un chamboulement constructif qui “reboute” l’organisme dans une nouvelle voie de santé.

Dès les premières heures du jeûne, les réserves de glycogène du foie étant épuisées, on note une baisse de production de l’insuline, et une montée en flèche de production d’hormone de croissance. Avec deux conséquences immédiates: une fonte des graisses (limitée au départ) et une activation des synthèses de protéines: les “culturistes” le savent bien, qui utilisent le jeûne intermittent pour liquider leur moindre parcelle de gras et augmenter leur masse musculaire. Bon, c’est leur problème et ce n’est pas forcément un bon exemple…

Autre changement: une production accrue par les surrénales, de noradrénaline, ce qui va entraîner une meilleure vigilance et une bonne efficacité au travail.

On note également un repositionnement du cycle circadien, lequel gère toutes nos productions hormonales et leurs conséquences métaboliques. Notre appétit, nos besoins en nourriture, sont instinctivement reliés au cycle journalier, lequel est malmené de nos jours par les écrans, l’accumulation de grignotages, les bruits et le manque de sommeil. Recaler le cycle, c’est reprendre des parts de sommeil et c’est ressentir les besoins de nourriture au moment où l’organisme saura réellement en profiter , et non pas en subir.

Le cerveau lui-même est directement impacté par le jeûne, même sur de courtes périodes: une production accrue de BDNF, un facteur de croissance spécifique, permet une production de nouveaux neurones et un meilleur appareillage (contacts synaptiques) entre eux: tout bénéfice pour l’attention, la mémoire, mais aussi une capacité de retarder les problèmes de dégénérescence cérébrale (sénilité, AltzeimeParkinson, etc).

Pour finir (mais on en découvre tous les jours), on note une diminution rapide des marqueurs de l’inflammation. Or de nombreuses pathologies chroniques très mal soignées sont dues en amont à un contexte inflammatoire et immunologique non contrôlé. Le jeûne intermittent prend toute sa place pour gérer ces types de pathologies.

Pour en savoir plus, cet exposé de grande qualité: https://www.youtube.com/watch?v=A3qQlMO-Vvo&feature=emb_rel_pause

Le “ptit dèj” est devenu un gros repas

Avez vous vraiment faim le matin ? Vous avez eu toute la nuit pour accumuler des réserves et vous avez dans le foie et les muscles des concentrés d’énergie disponible. En fait, vous n’avez pas une vraie faim.

Et pourtant, le petit déjeuner (petit?) est devenu un repas essentiel de notre alimentation, à base de produits sucrés et gras, donc de calories vides qui vont pousser à une production d’insuline immédiate, pour retrouver un besoin de grignoter vers 10 heures.

Autrefois, ceux qui avaient un métier pénible (paysans, mineurs) se levaient très tôt (4 ou 5 heures le matin, et partaient travailler sans se nourrir, le premier repas était consommé vers 10 heures. Et ceci sans perte de force physique ni troubles de l’attention.

Du beurre, du lait, des sucres, des huiles hydrogénées, tout ceci sera digéré en deux heures …

Et puis avec l’arrivée des chocolats, cafés solubles, biscuits et confitures à profusion, ce qui était un petit encas de plaisir est devenu un repas essentiel, poussé par la publicité et devenu un mode de vie. Un “repas de roi” comme l’indique un (récent) proverbe …

En fait le “ptit dèj” est, dans un cadre de jeûne intermittent, le repas le plus facile à gommer, et qui demande le moins de contrainte sociale. Ce qui n’empêche pas d’étendre la restriction dans la journée. Et c’est là qu’interviennent les raisins qui vont occuper notre besoin de contact alimentaire (grignotage) et gommer le ressenti de faim qui pourrait survenir (et qui s’efface pour de bon au cours des jeûnes …).

Recevez gratuitement deux ebooks sur les bienfaits des jeûnes intermittents

C’est d’une lecture très courte mais édifiante

  • 1- la reprise de deux articles parus dans Le Monde et dans Sciences et Vie.
  • 2- les conseils du Docteur Frugal

Pour ça, un cheminement très simple: vous cliquez sur ce lien et vous allez trouver tout en bas de page les boutons de téléchargement

https://effervesciences.fr/accueil/92-les-raisins-du-jeune.html

A vous de jouer! Bonne lecture!

Que du bon dans le raisin

C’est un des fruits les plus succulents, mais pas que ! Sa richesse en anti-oxydants, en potassium, en fibres, en vitamines et en tannins en fait un protecteur puissant de nos organismes.

Les raisins secs cumulent non seulement les bienfaits du frais, mais en procurent également d’autres. Toutefois, ils sont plus caloriques que les raisins frais (très sucrés, ils sont à consommer avec précaution par les personnes devant surveiller leur taux de sucre): approximativement 4 fois plus (environ 350 calories pour 100g de raisins secs).

Lors de la prise de raisins secs dans le cadre des jeûnes, l’action “coupe-faim” permet de passer la journée avec seulement 60 à 80 grammes de raisins, soit avec les quelques soupes ou tisanes prises en accompagnement, ne font pas dépasser les 500 calories dans la journée: on nourrit sa flore intestinale et ses entérocytes, mais on impose un repos complet au foie et au pancréas… le grand débarras peut commencer

Mais ils contiennent également une proportion quadruplée d’oligoéléments : calcium, fer, magnésium et potassium (combat l’hypertension)… de sels minéraux et de glucides, ainsi que des vitamines (sauf vitamine C), notamment B. Ses fibres (les pépins de raisin sont riches en pectine), dont il est généreux, sont fort bien tolérées par l’organisme et ont une action favorable sur le système gastro-intestinal et le côlon.

Ce fruit sec, concentré en polyphénols, est recommandé notamment pour ses qualités anti-oxydantes préservant le système cardio-vasculaire (réduction du mauvais cholestérol). Il permet également d’éviter fatigue musculaire, crampes… et est donc conseillé aux sportifs (car il facilite une récupération rapide), mais aussi aux personnes sujettes à l’obésité abdominale. Le raisin rouge est d’ailleurs deux fois plus pourvu en substances (donc plus efficace que le raisin blanc).

Les raisins utilisés pour les cures de frugalité sont des raisins bio de type sultanine ou thompson, qui sont les plus riches en polyphénols.

De l’utilité des monodiètes

Les mono-diètes sont des  cures alimentaires qui permettent une pause salutaire à des organismes encombrés et malades.

Avec un apport calorique minimal, et un travail métabolique canalisé à une seule tâche, le corps se met au repos, tout en éliminant efficacement les trop pleins de graisses et de toxines diverses.

Depuis l’antiquité, les raisins ont été la base de cures uvéales, limitées à l’automne, mais très pratiquées dans le monde Romain, mais également au Moyen-Age.

Deux kilos de grappes comme tout apport, c’est l’assurance de drainer et revivifier des curistes en alcalinifiant le sang, en apportant les fibres digestives et les sels minéraux convenables, mais aussi les puissants antioxydants que sont les flavonoïdes, la vitamine C, les tannins, les vitamines A, B et K.

Ce sont des cures de 3 jours qu’on peut renouveler trois fois durant la saison.

Mais d’autres végétaux peuvent également servir de base diététique pour des mono diètes : la pomme, l’ananas, les fraises, les algues, le citron, le riz, et même les baies de genièvre !

Mais la monocure la plus efficace et la plus plaisante à pratiquer est la cure de raisins.

Afin de pouvoir la pratiquer toute l’année, le Dr Gauchet a imaginé et développé le concept de raisins secs dopés aux extraits végétaux, choisis bien sûr pour leur efficacité et leur sécurité d’emploi.

On les utilise comme les raisins fraichement cueillis, pendant 24 à 48 heures d’affilée, ce qui constitue des jeûnes intermittents très profitables.

Quelques conseils de prudence ……

Il n’y a pas de contre-indication stricte pour des jeûnes intermittents qui ne font qu’écorner  nos outrances métaboliques.

Dans le cadre d’une grossesse, une femme peut (et c’est même important de la faire) jeûner régulièrement quelques mois avant la conception, elle attaquera sa gestation épurée et en pleine capacité tant hormonale, que mentale et métabolique.

Même en jeûnes intermittents, les futures mamans devraient momentanément s’abstenir. Par contre, une cure frugale avant la conception est tout à fait recommandée.

 Dès que la grossesse a commencé, elle doit accompagner la croissance de son futur bébé avec une bonne alimentation quotidienne, donc là, plus de jeûne !

Mêmes recommandations pour les enfants jusqu’à l’adolescence, leur croissance avant tout … si possible avec des nutriments sains et équilibrés…

Le jeûne est en principe déconseillé aux diabétiques dont la maladie est mal normalisée. C’est pourtant le meilleur moyen de relancer le pancréas et de laisser reposer l’organisme de ses excès en sucres.  Jeûner alors  par petites touches, avec précaution !

Autres sujets de méfiance : les troubles du comportement alimentaire, en particulier l’anorexie. Le problème n’est pas métabolique, mais mental, et un jeûne ne pourrait que renforcer une perturbation grave.

Et les personnes très âgées ? Beaucoup sont en état de déshydratation chronique, voire de dénutrition. Les causes ? Un mode de vie trop sédentaire, trop de médicaments, une alimentation négligée. Le jeûne pourrait servir de cure « détox » salvatrice, mais le corps médical est farouchement contre, et il est vrai que c’est tenter une épreuve dans l’épreuve …

Le jeûne, une pratique ancienne, un renouveau très actuel.

Le jeûne : une pratique ancienne, un renouveau très actuel.
Nos ancêtres ne mangeaient pas tous les jours, ils connaissaient les aléas de la chasse, de la cueillette, des saisons. Notre physiologie s’est organisée autour de ces hauts et ces bas de nutrition, tout comme les animaux qui jeûnent entre de gros repas ou bien lors de l’hibernation.
Maintenant, nous mangeons chaque jour à raison de trois repas quotidiens, plus les sodas et le grignotage. Aucun répit pour notre corps, qui accumule alors les graisses et les toxines.
Diverses religions ont recommandé ou imposé des périodes de jeûne (carême, ramadan), qui se sont accomplis durant des siècles sans problèmes médicaux constatés.


Les médecins antiques, perses, arabes, hindous, prescrivaient eux aussi le jeûne comme recette de santé, tout en aménageant cette épreuve par la prise de plantes et de tisanes.
La médecine moderne se méfie du jeûne, compris comme une intrusion religieuse dans son domaine. Mais aussi par ignorance des réels effets d’une petite privation. Confondant jeûne (volontaire) et dénutrition (subie), les médecins voient néanmoins s’accumuler des études toujours plus sérieuses sur les bienfaits du jeûne. Des cliniques et des hôpitaux l’incorporent désormais dans des protocoles de soins (cancer, maladies métaboliques, épilepsie).
Et nous, simples individus ? Indépendamment des religions ou des docteurs, nous avons désormais (merci internet) les connaissances pour pratiquer sans risque des petits jeûnes qui nous feront le plus grand bien.

le jeûne chez les animaux

Chez beaucoup d’animaux, le jeûne fait partie de la vie


Pour bien comprendre le sens et la logique biologique du jeûne, on se retournera une fois de plus vers nos compagnons, les animaux.

Le jeûne est en effet très courant dans le monde animal, mais comme il n’est pas volontaire, on lui donne d’autres dénominations comme ”période de rut” ou ” hibernation ”, ou bien ” stade pupal”.
Pourtant, il s’agit bien d’un jeûne, qui accompagne une fonction physiologique liée à un événement vital pour l’animal. Prenons la période sexuelle.

Votre chat, va sortir quatre jours d’affilée, revenir épuisé, efflanqué, peut-être papa… Il n’aura pas mangé durant toute la période. Mais c’est un animal domestique, il est partagé entre son destin et sa gamelle.

Le phoque d’Alaska, lui, n’est pas domestique. Dès la fin du printemps, alors qu’il est au mieux de sa forme et de ses réserves, il attaque une saison totalement dévolue à la séduction, à l’accouplement, à la défense du territoire où il a confiné son harem. Pour les initiés, il s’agit d’un état 100% Yang, dévolu à une activité centrifuge maximale et à un catabolisme physiologique effréné : il consomme tout ” ce qu’il y a à l’intérieur ” pour agir autour de lui sur l’extérieur.
Et Yang, catabolisme, retenons bien ces mots qui seront égrenés tout au long de cet article.
Notre phoque, épuisé, parfois meurtri, efflanqué, va-t-il en fin de rut se précipiter à l’eau pour se restaurer ? Non pas : il se choisit un coin tranquille au milieu des herbes, où il va s’isoler et se reposer pendant trois semaines. Seulement alors, il glisse vers la grève et se lance vers les zones où (comme la nature est bien faite), le menu fretin commence à pulluler. Avant de retrouver la faim et le désir de manger, le phoque aura passé deux à trois mois de dépenses, puis de repos.

Plus triste est le sort du saumon : celui-ci, à partir du moment où il commence à émigrer de la mer vers le fleuve, ne va plus rien manger, entièrement occupé à trouver sa route et à vaincre les embûches. Arrivé en amont des rivières, il est débarrassé de toute sa graisse musculaire, mais a gardé toutes ses forces pour le frai. A l’instant où il libère sa semence, il est pratiquement condamné car il est alors très affaibli (un régal pour les ours) et ses organes digestifs ne sont plus fonctionnels…
Pour ces deux exemples, l’instinct de reproduction met en danger la vie des animaux, au bénéfice de la génération suivante.

Chez les animaux subissant des métamorphoses, le phénomène est différent. C’est la larve (prenons la chenille pour le papillon, ou bien le têtard pour la grenouille…) qui va dans un écosystème favorable, dévoré pendant des semaines et constitué des masses de tissus fonctionnels (pour leur propre vie, essentiellement d’ordre digestif) ou de réserves: on a alors typiquement un état Yin, dévolu au développement intérieur, sans aucune communication avec l’extérieur, aucune perte de temps ou d’énergie, et une physiologie de construction tissulaire, c’est-à-dire d’anabolisme.

La chenille gavée de nutriments, bien grasse, va jeûner quelques semaines et se transformer en papillon… Bon, nous ne sommes pas des chenilles, mais le jeûne saura nous transformer … vers la beauté et la légèreté.


A un certain point de leur croissance, les insectes voient leurs larves se détourner de la nourriture, s’isoler et s’entourer d’une coque de protection : ils atteignent le stade de pupe, au cours duquel commence le phénomène inverse : un catabolisme intense de tous les tissus larvaires et des substances de réserve, et un remodelage complet de tout l’organisme pour fonder un nouvel individu. Entre la chenille et le papillon, il n’y a pas une seule cellule (sauf certains neurones et cellules sensitives) qui soit restée fonctionnelle.