Les amers ont de tous temps été utilisés par les humains pour purifier la nourriture et les boissons, pour en agrémenter le goût, mais aussi comme véritables remèdes pour différentes pathologies, respiratoires, métaboliques, à titre préventif ou curatif.

Utilisés donc soit individuellement (cures de gentiane, de mélisse…), ou bien sous forme d’élixirs comprenant de 10 à 15 extraits végétaux amers avec un solvant sucré (ou miellé) pour en faire passer le goût.
Le choix des plantes était fonction de leur renommée et de leur disponibilité géographique ou saisonnière.
Parallèlement, nos aliments amers, comme les artichauts, les épinards, le cresson, les pamplemousses ou les radis perdaient leur amertume par sélection des plantes vers des produits moins âcres, mieux demandés par le public: et nous sommes devenus véritablement orphelins de l’amertume.
Et c’est ainsi que nous pouvons compter désormais sur une supplémentation raisonnable et raisonnée en extraits amers, sous forme de poudres d’assaisonnement pour nos repas, ou bien sous forme de sprays (collutoires) pour vaporiser ces amers sur les papilles de la bouche et de la gorge.
Oui, mais quels amers, et pour quelles visées ?
De fait les propositions d’amers n’ont pas évolué depuis près d’un siècle. On en revient aux extraits (sirops, gélules) de plantes individuelles (exemple: sirop de gentiane, gélules de chardon-marie), avec un but thérapeutique très précis (détox, expectorant, diurétique…), en fait, il s’agit bien de phytothérapie dirigée pour un effet recherché, mais on s’écarte alors des effets de l’amertume. Et c’est dommage…
Ou bien on des “élixirs” à la formule complexe d’amers historiquement réputés, en suspension dans un solvant sucré et alcoolisé (de type Picon, Ferney-Branca, etc…). Ces “élixirs” revendiquent une action des amers, mais on le sait maintenant, toute substance amère accompagnée par du sucre perd son efficacité. Et c’est bien dommage …
Car en moins de dix ans, des dizaines de chercheurs dans le monde entier ont disséqué tout à la fois les récepteurs d’amertume de notre corps (rappel: 25 différents chez les humains), et les extraits de plantes amères qui savent “leur parler” et déclencher les effets désirés.
C’est une nouvelle science qui s’organise. j’ai pris sur moi de la nommer amérothérapie (attention, ça sonne comme aromathérapie, c’en est d’ailleurs proche par les plantes utilisées et les buts recherchés, mais il s’agit bien de deux approches médicales différentes.
Ce fut tout un travail de compilation des travaux de labo, des recherches des physiologistes du goût, des contacts avec des thérapeutes et avec des producteurs d’extraits de grande qualité… Un travail de deux ans pour arriver à des formulations désormais établies et testées.
Mais pas encore disponibles…. Il faut maintenant passer le cap des déclarations et autorisations administratives…
Mais si vous voulez prendre un peu d’avance, contactez moi via le gauchet31@gmail.com