Quels sont nos vrais besoins alimentaires ?

Il faut considérer nos apports alimentaires sous l’angle qualitatif (valeur nutritive, vitamines, minéraux, etc), et sous l’angle quantitatif, arbitrairement traduit en Kilocalories…

C’est en mesurant les calories d’une ration, qu’on peut apprécier si cette ration correspond aux besoins, ou bien est hors normes, avec des risques pour la santé.

Pour une activité normale, une femme « consomme » environ 2300 kcalories, chiffre qui atteint 2600 kcalories chez un homme.

Une activité physique (métier pénible, pratique sportive) demande de 200 à 500 kcalories supplémentaires.

Tout apport au delà de ces chiffres est soit réexpédié dans les selles, soit accumulé dans l’organisme.

Notre alimentation moderne n’est pas raisonnable : portions exagérées, ajouts de sucres et de graisses « cachées », boissons-confiseries, grignotages permanents.

 En gros, nous dépassons de 200 à 500 kcalories par jour le quota de nos vrais besoins.

Parmi ces besoins, il en est de vitaux qu’il ne faut pas négliger : l’intestin lui-même, avec sa flore bactérienne, qui a besoin de 200 Kcal pour fonctionner et s’entretenir, et le cerveau, qui consomme 15 à 20% du glucose quotidien, soit encore 250 à 300 Kcal.

Tout le reste du corps peut jeûner pendant des heures et des heures, mais il faut penser à entretenir nos intestins et notre cerveau.

Ainsi, un jeûne raisonnable repose sur des repas réduits à minima (bouillon de légume, tisane, pomme), et la prise régulière de nutriments coupe-faim pour une énergie totale de 450 Kcal : c’est précisément ce qui se passe avec les raisins coupe-faim.

Les limites médicales du jeûne (jeûnes longs)

Le jeûne, c’est dangereux ?

Un adulte de 1,70 m, pesant 70 kg, possède environ 15 kg de réserve de graisse, de quoi tenir, s’il est en bonne santé, une quarantaine de jours de jeûne. Mais au-delà, la poursuite du jeûne consomme les protéines du corps. L’organisme catabolyse certains acides aminés qui peuvent être convertis en glucose au cours de la néoglucogenèse pour approvisionner le cerveau. Or les protéines sont stockées dans les muscles (dont le cœur).

Un suivi médical est vital à partir de la 4e semaine, suivant l’état de santé, les conditions du jeûne et la nature des réserves au départ.

Comme en témoigne l’histoire de 9 détenus de la prison de Cork (Irlande) en 1920, dont le jeûne a duré 94 jours ; l’organisme humain, jeune et en bonne santé, peut arriver à supporter un jeûne total (mais n’excluant pas la prise de liquides), non sans séquelles, pendant une période pouvant aller jusqu’à trois mois. Lors de la Grève de la faim irlandaise de 1981Bobby Sands est mort après 66 jours de jeûne, là ou Kieran Doherty est mort après 73 jours.

Exprimée en terme d’indice de masse corporelle (IMC), une valeur inférieure de 12 à 13 kg·m-2 est en principe synonyme de mort, bien que des récupérations aient été décrites chez des patients adultes jeunes dénutris présentant des IMC de l’ordre de 8 à 9 kg·m-2 . Un jeûne prolongé au-delà d’une certaine durée provoque immanquablement la mort. Cette durée varie selon les individus, et peut atteindre plus de 85 jours.

« Dans les limites définies (jeûne inférieur à trois semaines chez une personne de corpulence normale) le jeûne ne présente pas de danger. »

(source Wikipedia)

J’ai jeûné pour mieux supporter ma chimio …

“J’ai eu un cancer du sein, il y a cinq ans, qui a nécessité six séances de chimiothérapie. Après chacune d’elles, durant quatre jours, j’étais très affaiblie et épuisée. Chirurgien-plasticien, j’étais dans l’incapacité d’exercer… Je restais chez moi, allongée, avec des nausées, de forts maux de tête, une intolérance à toute odeur de nourriture, un goût métallique dans la bouche, des aphtes et une constipation importante due aux antivomitifs.

En mai dernier, lorsqu’une récidive ganglionnaire a été diagnostiquée, avec le même protocole de chimiothérapie, j’ai cherché comment mieux les supporter. Je voulais rester active, travailler, prendre mon traitement à bras-le-corps, sachant que c’est d’autant plus difficile moralement que l’on connaît les effets secondaires que l’on va subir. J’ai beaucoup lu sur l’alimentation et le cancer, ainsi que sur l’effet du jeûne court, de deux ou trois jours, pratiqué avant les chimios, notamment les études menées aux États-Unis par le Dr Valter Longo. Étant médecin, cela m’a semblé logique de laisser le système digestif totalement vide avant une chimiothérapie, afin de prévenir les effets secondaires digestifs.

Mon oncologue était sceptique et peu favorable. Les oncologues redoutent que l’on perde du poids et que les forces nous manquent pour « tenir » face aux traitements. On s’est néanmoins mis d’accord pour que j’essaie. Jusqu’alors, je n’avais jamais jeûné de ma vie… Je ne suis pas une adepte et je considère d’ailleurs qu’au-delà de 48 à 60 heures, on peut se mettre en danger. À aucun moment, je ne l’ai envisagé comme un moyen de traiter mon cancer, mais comme une aide pour tenter à la fois de diminuer le plus possible les effets secondaires de la chimio et augmenter son efficacité sur les cellules cancéreuses.

Suite de cet article paru dans TOP SANTE:

https://www.topsante.com/medecine/cancers/cancer/j-ai-jeune-pour-mieux-supporter-ma-chimio-609054

le jeûne, efficace contre les inflammations

L’inflammation est un processus immunitaire normal qui aide à combattre les agressions. Une fois l’agression soulagée, l’inflammation disparaît d’elle-même.

Mais en cas de stress répétés sur l’organisme (mauvaise alimentation, manque d’activité physique…) l’organisme peut subir en permanence un état inflammatoire. C’est l’inflammation chronique.

En plus de générer d’importantes douleurs, une inflammation chronique peut favoriser l’apparition de maladies graves : maladies cardiovasculaires, obésité, cancers, maladies intestinales inflammatoires (colite, maladie de Crohn), etc.

Or une étude récente publiée dans Cell suggère que jeûner est efficace contre l’inflammation chronique. 

Les chercheurs ont découvert que le jeûne intermittent réduit l’inflammation et améliore les maladies inflammatoires chroniques sans affecter la réponse du système immunitaire aux infections aiguës. 

Des études précédentes avaient déjà montré qu’une restriction calorique améliorait les maladies inflammatoires et auto-immunes. Les mécanismes par lesquels l’apport calorique module l’inflammation demeurent cependant méconnus.

Pour les comprendre, les chercheurs ont travaillé sur des cellules immunitaires humaines et de souris, soumises à 19 heures de jeûne. Ils ont montré que le jeûne intermittent réduisait la libération de cellules pro-inflammatoires appelées « monocytes », dans la circulation sanguine. Pendant le jeûne, ces cellules se mettent en veille et enflamment donc moins que les monocytes des personnes qui mangent « normalement ».

Plutôt que l’aspirine ou le paracétamol, le jeûne intermittent se présente, on le sait maintenant, comme un remède qui guérit ces douleurs inflammatoires.

Précision: pour les douleurs violentes purement neurologiques (migraines, zonas, SEP, Sida, etc), les remèdes spécifiques puissants sont bien sûr obligatoires.

Ce qu’en disait Sciences et Vie en 2013

Sciences et vie n’est pas réputé pour son ouverture vers les médecines alternatives. Sa croisade répétée contre l’homéopathie en est une illustration récurrente. Pourtant, dès 2013, cette revue prend des risques en saluant les effets bien documentés des jeûnes alternatifs dans de nombreuses situations pathologiques. Depuis, les études se sont accélérées et les ont corroboré en précisant des multiples aspects métaboliques, hormonaux de ces surprenants effets du jeûne.

Des modifications métaboliques et hormonales totalement positives

Dans l’esprit de la nutrition traditionnelle, le jeûne constitue une épreuve au cours de laquelle l’organisme s’endort, par manque d’énergie, et où l’esprit patine, d’où cette réputation de cure dangereuse.

Le repos alimentaire entraîne un chamboulement de tous les mécanismes hormonaux, nerveux et métaboliques. Mais pas un chamboulement dommageable qui pourrait rendre malade, non, mais plutôt un chamboulement constructif qui “reboute” l’organisme dans une nouvelle voie de santé.

Dès les premières heures du jeûne, les réserves de glycogène du foie étant épuisées, on note une baisse de production de l’insuline, et une montée en flèche de production d’hormone de croissance. Avec deux conséquences immédiates: une fonte des graisses (limitée au départ) et une activation des synthèses de protéines: les “culturistes” le savent bien, qui utilisent le jeûne intermittent pour liquider leur moindre parcelle de gras et augmenter leur masse musculaire. Bon, c’est leur problème et ce n’est pas forcément un bon exemple…

Autre changement: une production accrue par les surrénales, de noradrénaline, ce qui va entraîner une meilleure vigilance et une bonne efficacité au travail.

On note également un repositionnement du cycle circadien, lequel gère toutes nos productions hormonales et leurs conséquences métaboliques. Notre appétit, nos besoins en nourriture, sont instinctivement reliés au cycle journalier, lequel est malmené de nos jours par les écrans, l’accumulation de grignotages, les bruits et le manque de sommeil. Recaler le cycle, c’est reprendre des parts de sommeil et c’est ressentir les besoins de nourriture au moment où l’organisme saura réellement en profiter , et non pas en subir.

Le cerveau lui-même est directement impacté par le jeûne, même sur de courtes périodes: une production accrue de BDNF, un facteur de croissance spécifique, permet une production de nouveaux neurones et un meilleur appareillage (contacts synaptiques) entre eux: tout bénéfice pour l’attention, la mémoire, mais aussi une capacité de retarder les problèmes de dégénérescence cérébrale (sénilité, AltzeimeParkinson, etc).

Pour finir (mais on en découvre tous les jours), on note une diminution rapide des marqueurs de l’inflammation. Or de nombreuses pathologies chroniques très mal soignées sont dues en amont à un contexte inflammatoire et immunologique non contrôlé. Le jeûne intermittent prend toute sa place pour gérer ces types de pathologies.

Pour en savoir plus, cet exposé de grande qualité: https://www.youtube.com/watch?v=A3qQlMO-Vvo&feature=emb_rel_pause

Le “ptit dèj” est devenu un gros repas

Avez vous vraiment faim le matin ? Vous avez eu toute la nuit pour accumuler des réserves et vous avez dans le foie et les muscles des concentrés d’énergie disponible. En fait, vous n’avez pas une vraie faim.

Et pourtant, le petit déjeuner (petit?) est devenu un repas essentiel de notre alimentation, à base de produits sucrés et gras, donc de calories vides qui vont pousser à une production d’insuline immédiate, pour retrouver un besoin de grignoter vers 10 heures.

Autrefois, ceux qui avaient un métier pénible (paysans, mineurs) se levaient très tôt (4 ou 5 heures le matin, et partaient travailler sans se nourrir, le premier repas était consommé vers 10 heures. Et ceci sans perte de force physique ni troubles de l’attention.

Du beurre, du lait, des sucres, des huiles hydrogénées, tout ceci sera digéré en deux heures …

Et puis avec l’arrivée des chocolats, cafés solubles, biscuits et confitures à profusion, ce qui était un petit encas de plaisir est devenu un repas essentiel, poussé par la publicité et devenu un mode de vie. Un “repas de roi” comme l’indique un (récent) proverbe …

En fait le “ptit dèj” est, dans un cadre de jeûne intermittent, le repas le plus facile à gommer, et qui demande le moins de contrainte sociale. Ce qui n’empêche pas d’étendre la restriction dans la journée. Et c’est là qu’interviennent les raisins qui vont occuper notre besoin de contact alimentaire (grignotage) et gommer le ressenti de faim qui pourrait survenir (et qui s’efface pour de bon au cours des jeûnes …).

Recevez gratuitement deux ebooks sur les bienfaits des jeûnes intermittents

C’est d’une lecture très courte mais édifiante

  • 1- la reprise de deux articles parus dans Le Monde et dans Sciences et Vie.
  • 2- les conseils du Docteur Frugal

Pour ça, un cheminement très simple: vous cliquez sur ce lien et vous allez trouver tout en bas de page les boutons de téléchargement

https://effervesciences.fr/accueil/92-les-raisins-du-jeune.html

A vous de jouer! Bonne lecture!

Que du bon dans le raisin

C’est un des fruits les plus succulents, mais pas que ! Sa richesse en anti-oxydants, en potassium, en fibres, en vitamines et en tannins en fait un protecteur puissant de nos organismes.

Les raisins secs cumulent non seulement les bienfaits du frais, mais en procurent également d’autres. Toutefois, ils sont plus caloriques que les raisins frais (très sucrés, ils sont à consommer avec précaution par les personnes devant surveiller leur taux de sucre): approximativement 4 fois plus (environ 350 calories pour 100g de raisins secs).

Lors de la prise de raisins secs dans le cadre des jeûnes, l’action “coupe-faim” permet de passer la journée avec seulement 60 à 80 grammes de raisins, soit avec les quelques soupes ou tisanes prises en accompagnement, ne font pas dépasser les 500 calories dans la journée: on nourrit sa flore intestinale et ses entérocytes, mais on impose un repos complet au foie et au pancréas… le grand débarras peut commencer

Mais ils contiennent également une proportion quadruplée d’oligoéléments : calcium, fer, magnésium et potassium (combat l’hypertension)… de sels minéraux et de glucides, ainsi que des vitamines (sauf vitamine C), notamment B. Ses fibres (les pépins de raisin sont riches en pectine), dont il est généreux, sont fort bien tolérées par l’organisme et ont une action favorable sur le système gastro-intestinal et le côlon.

Ce fruit sec, concentré en polyphénols, est recommandé notamment pour ses qualités anti-oxydantes préservant le système cardio-vasculaire (réduction du mauvais cholestérol). Il permet également d’éviter fatigue musculaire, crampes… et est donc conseillé aux sportifs (car il facilite une récupération rapide), mais aussi aux personnes sujettes à l’obésité abdominale. Le raisin rouge est d’ailleurs deux fois plus pourvu en substances (donc plus efficace que le raisin blanc).

Les raisins utilisés pour les cures de frugalité sont des raisins bio de type sultanine ou thompson, qui sont les plus riches en polyphénols.