L’amertume, un signal de défense, une protection innée

Cette saveur amère, peu appréciée spontanément, est un signal d’alerte pour l’organisme, en bouche bien sûr, mais également dans tout le corps où des récepteurs spécifiques détectent les molécules amères, et mettent en route des réactions de défense et de modulation immunitaire. Une saveur qui protège notre santé !

Depuis quelques années, les laboratoires de recherche se passionnent pour les substances amères (des centaines de molécules, essentiellement issues de plantes), leur place dans la phylogénie des végétaux, leur rôle dans la co-évolution plantes/animaux, dans notre propre historique alimentaire, enfin dans les effets bénéfiques qu’on peut en attendre.

Donnez à boire à un bébé un biberon d’eau sucrée … il va tendre ses lèvres et développer un réflexe de succion : il est réceptif et joyeux. Tendez-lui un biberon rempli d’un jus d’endives cuites (amertume garantie), vous verrez ses lèvres s’écarter, ses sourcils se rapprocher, avec un rejet de salive et des cris de protestation.

Ainsi, bébé, et de manière innée, se méfie de l’amertume, et en rejette les supports alimentaires.

D’ailleurs, sa maman lors de la gestation a intensifié sa sensibilité aux amers en multipliant ses récepteurs cellulaires (voir plus loin): étant plus sensible aux amers (qui sont potentiellement toxiques), la maman aura plus tendance à refuser tel plat, ou bien à vomir un aliment suspect pour son organisme ….

A ce stade du récit, souvenez-vous des endives, des épinards qui vous étaient proposés (imposés) à la cantine de l’école. Il en repartait la moitié. Alors que pour les diététiciens scolaires, c’étaient des aliments d’excellence.

L’industrie agro-alimentaire a plus d’un tour dans son sac : elle a planché sur le problème, et à force de croisements et de sélection des végétaux toujours moins amers, elle nous a sorti des légumes (artichauts, pissenlits-salade, tomates, endives …) pour lesquels l’amertume n’est plus qu’un lointain souvenir. Et qui du coup se vendent même aux palais les plus délicats.

Mais en même temps, on assiste à une fragilité des plants, désormais hypersensibles aux insectes et aux champignons :  il faut désormais forcer sur les pesticides, là où les mêmes espèces se développaient naturellement.

Soit dit en passant, ce sont souvent les mêmes “majors” de l’agroalimentaire, qui gèrent la génétique de nos légumes, et qui produisent les pesticides pour assurer leur culture.

Ainsi, au niveau des plantes, le retrait des substances amères naturelles semble entraîner une fragilité de leur santé. Intéressant !

Est-ce qu’à l’inverse, l’emploi de molécules amères sur des organismes fragiles leur procurerait une résistance améliorée ? Concernant les végétaux, on sait bien que les extraits de tabac (nicotine, très amère) ou bien les “purins d’ortie”, ont effectivement un effet protecteur prouvé et d’ailleurs utilisé en agro naturelle (avec des interventions éhontées de l’agro-business pour en interdire l’usage).

Donc, ces principes d’amertume ont un effet protecteur. Chez les végétaux (dont ils sont issus) oui, mais chez les animaux ? Et chez les humains ?

l’ennemi, c’est le mucus !

Le mucus, c’est ce reliquat métabolique qui s’accumule dans tous les tissus, et qui obstrue une bonne partie de notre réseau capillaire. Ls régimes Ehret sont tout à fait efficaces pour éliminer ces dépôts. Le jeûne ne fait qu’en augmenter les effets.

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S’il faut garder un seul repas, c’est celui de midi…

S’il ne fallait garder qu’un seul repas quotidien, ce serai sûrement celui du midi, qui survient précisément au pic de nos besoins énergétiques. Dommage, c’est désormais un repas sacrifié, au bénéfice du soir où les nutriments sans utilité immédiate vont forcément s’accumuler en “tissus de réserves”, autrement dit en gras …

On connait tous le vieil adage “mangez comme un roi au petit déjeuner, comme un prince à midi, et comme un pauvre le soir”… Cette recommandation était adaptée pour une civilisation agraire et proto-industrielle, pour des populations se levant tôt le matin, se nourrissant au foyer, et se couchant tôt pour justement être en forme dès 5 h du matin … Chacun des repas, même les plus frugaux, étaient effectués en famille ou en groupes, à horaires réguliers, avec des ingrédients de saison directement issus de l’environnement proche.

SUITE DE L’ARTICLE

Lecture: le pouvoir du jeûne

Le jeûne a le vent en poupe. On lui confère des pouvoirs de guérison, de régénération, de rajeunissement. La communauté médicale est très sceptique, surtout en France. Elle considère cette discipline comme inutile, voire dangereuse. Mais qu’en est-il réellement ? Le jeûne thérapeutique est-il une réalité ou un fantasme ? Y-a-t-il des dangers à s’abstenir de nourriture ?

Le jeûne et la santé
Du renforcement du système immunitaire à une inversion du cours du diabète de type II, du rajeunissement de la peau à une prévention des maladies neurodégénératives, d’une limitation de l’effet des substances toxiques à une favorisation de la guérison des lésions de la moelle épinière, d’une aide dans le traitement du cancer à la prévention des infarctus, ou encore d’une diminution des inflammations chroniques à une régénération des capacités de fertilité, de nombreuses études présentent des résultats époustouflants.

Maigrir avec le jeûne

Avec l’âge, il est plus difficile de maigrir. Jeûne intermittent, jeûne périodique, jeûne modifié, jeûne hydrique ou jeûne sec, les méthodes sont variées. Comment utiliser le jeûne pour venir à bout de la graisse abdominale la plus tenace ou pour perdre du poids quelque soit l’âge sans jamais le reprendre ?

Rajeunir avec le jeûne

Certains affirment que jeûner rajeunirait l’organisme. Qu’en est-il réellement ? Comment la science peut-elle expliquer ce phénomène ? Comment les vétérinaires russes prolongeaient la vie des animaux ? Le jeûne sec pourrait-il être la fontaine de jouvence que l’homme recherche depuis des millénaires ?

Le jeûne, un phénomène qui transcende les époques et cultures

Du jeûne guerrier au jeûne initiatique, du jeûne shamanique au jeûne de pénitence, l’auteure guidera le lecteur dans le labyrinthe de l’histoire à la découverte du jeûne dans les différentes civilisations. Ensuite, elle s’attachera à faire la lumière sur l’abondante recherche scientifique disponible dans ce domaine des États-Unis à la Russie. Enfin, elle présentera au lecteur de nombreux témoignages d’individus qui ont utilisé leur expérience du jeûne pour leur plus grand bonheur.

Jeûne et cycles circadiens

Le jeûne est reconnu comme un régulateur naturel de l’organisme, très favorable pour soigner des maladies métaboliques, immunitaires ou cancéreuses. Plusieurs écoles se chicanent sur la durée, les horaires, les nutriments autorisés. Cette étude (Sciences Direct) nous montre qu’en respectant les rythmes circadiens jour/nuit, on peut s’alimenter et néanmoins imposer à l’organisme une frugalité extrêmement bénéfique.

Cette étude a eu lieu sur des souris.

Partant du principe bien établi que des souris à qui on impose une rupture des cycles circadiens par de simples modifications de l’éclairage ambiant, ont une tendance marquée à subir des maladies métaboliques ou des maladies tumorales, les chercheurs ont convenu au contraire de respecter scrupuleusement les rythmes circadiens, mais de ne donner des repas qu’avant l’aube, et après le coucher du soleil, la journée étant passer sans manger, ce qui représente un jeûne quotidien de 14 heures.

Ce régime a été poursuivi  pendant un mois, au cours duquel des prélèvements sanguins ont été effectués pour des études de chromatographie, afin d’en suivre l’évolution de certaines molécules très représentatives de l’état de santé.

Les résultats, longuement exprimés dans cet article, montrent que ce jeûne intermittent, réalisé dans ces conditions (disons le pas trop contraignantes), entraine des bénéfices pour l’ensemble des maladies métaboliques, les défisciences cognitives dues à l’âge, les maladies cardio-vasculaires, et les cancers.

Bon, il s’agit de souris, et il fallait tenir le coup un mois.

Mais cette étude très sérieuse nous montre que le jeûne est bien mieux qu’un médicament, c’est le recadrage complet d’un organisme qui se perdait.

Une manière pratique de pratiquer ce type de jeûne intermittent, est de profiter de l’effet « coupe faim » de raisins secs « dopés » aux extraits de plantes. Nous y reviendrons.

Jean-Yves Gauchet

Cures de raisins ou jeûnes intermittents ?

Une interview due à Marion Kaplan, conférencière et diététicienne.

Jean-Yves Gauchet est vétérinaire à Toulouse, il est plutôt connu pour ses travaux de recherches sur le ronronnement des chats, mais il est également diététicien… pour nous les humains.

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Le petit déjeuner: un repas très secondaire.

Dans le choix d’un jeûne intermittent, il faut forcément sacrifier un repas. Lequel ? Le Dr Cohen argumente ici le choix du petit déjeuner. Et c’est tout à fait notre méthode avec les raisins, sauf que nous préconisons deux repas à sauter, le matin et le soir …

A écouter attentivement, malgré les interruptions vaseuses de Morandini …

Ce qu’on peut attendre du jeûne

Pratique immémoriale, simple, économique, le jeûne bien compris et bien pratiqué nous apporte des bienfaits cumulés que l’industrie du médicament veut nous vendre au coup par coup…

1 – une perte de poids: le jeûne est le moyen le plus rapide et le moins dangereux de perdre des kilos superflus.

2- un décrassage: le jeûne permet de corriger la surabondance de nourriture, c’est un moyen de se nettoyer l’organisme.

3- une désintoxication: c’est l’un des seuls moyens biologiques effeicaces qui permette d’évacuer des toxines accumulées, toxines internes ou provenant d’un environnement pollué. Un point particulier, celui des “trop-pleins médicamenteux” chez des gens qui se soignent à long cours, ou avec des pathologies différentes … et des médecins différents. Le jeûne permet de “purger” des accumulations de molécules pharmacologiquement très actives et de ce fait indésirables.

4- Une action dermatologique quasi immédiate. La peau, avant de les excréter, accumule dans son hypoderme quantité de substances irritantes, voire toxiques: le jeûne agit comme une crême “de beauté”, il nettoie et embellit la peau.

5 – un effet préventif “anti-âge”, la senescence reposant surtout sur l’accumulation de substances inutiles ou toxiques qui bloquent le bon fonctionnement cde l’organisme. Ceci est vrai pour les fonctions organiques (les reins, le foie, les hormones), mais aussi sur les fonctions nerveuses et mentales (dégénérescences ou neuropathies).

Un traitement: le jeûne est très certainement le traitement le plus efficace de bien des maladies métaboliques, comme le diabète débutant ou des déséquilibres thyroïdiens.

Frugalité et sommeil

Au cours d’un jeûne, la nuit est une période fondamentale pour la purification du corps et la remise en route de fonctions dévoyées. Aussi faut-il aménager ce temps de repos et de métamorphose (osons le mot !) de l’organisme.

Commencez par une promenade au grand air et poursuivez par un bain de pied, soit en piétinant dans une baignoire remplie d’eau froide jusqu’aux mollets, soit en prenant un bain de pieds montant.

Le bain de pieds montant: se mettre dans la baignoire ou le bac à douche, et arroser les pieds par périodes d’une minute avec de l’eau chaude: en moins de 10 minutes, cette chaleur remonte le long du corps. Et pour finir, on s’arrose généreusement d’eau froide, puis on se couvre et l’on se met au lit

Coupez radio et télé, choisissez un livre pas trop compliqué et mettez vous une musique déjà appréciée.

Ouvrez grand la fenêtre et envoyez vous une grande tasse de tisane tiède (tilleul de préférence).

Vous le savez: 30% du volume sanguin et 60% de la lymphe sont occupés lors de la digestion à véhiculer les produits de la digestion vers le foie. En cas de jeûne, tout ce sang est disponible pour jouer en sens inverse, pour extirper les toxines et déchets métaboliques et les amener au Grand Epurateur, le foie. Et ceci pendant la nuit …

Pendant le jeûne, le sommeil est plus léger et de moindre durée. D’abord, ne vous en inquiétez pas, sachez apprécier ce calme nocturne, et faites des petites séances de lecture avant de vous rendormir …

Les petits jeûnes contre l’hypertension

Quand on jeûne, c’est dans un objectif général de santé. Avec quels résultats ? La mesure du poids donne de bonnes indications d’efficacité, mais en surveillant sa tension, on remarque également des progrès importants.

L’hypertension est associée à des dysfonctionnement de l’endothélium, le revêtement interne des vaisseaux sanguins. Ce tissu régule la pression artérielle par la sécrétion de monoxyde d’azote (NO), un gaz aux propriétés vasodilatatrices, et d’endothéline, qui provoque au contraire le resserrement des vaisseaux sanguins.

Quand l’endothélium fonctionne mal, il produit moins de monoxyde d’azote et plus d’endothéline : les vaisseaux sanguins se contractent, la pression sanguine augmente. Une alimentation pauvre en calories chez des personnes obèses souffrant d’hypertension permet de contrer ces dysfonctionnements.

Le jeûne conduit par ailleurs à une augmentation de la production de BDNF (facteur neurotrophique dérivé du cerveau). Celui-ci stimule l’activité du système nerveux parasympathique, qui provoque le ralentissement des grandes fonctions de l’organisme, conduisant notamment à une baisse de la tension artérielle.

Les petits jeûnes (36 heures ou intermittents) ont cette capacité de réguler en quelques cures une tension qui s’emballe. Sans effets secondaires, et avec tous les effets métaboliques et psychiques qui sont autant de bénéfices …