En effet, en Europe, environ 25% des habitants sont quasiment insensibles à cette saveur amer. Et en parallèle, on a constaté que ces “non goûteurs”sont nettement plus sensibles aux maladies respiratoires et métaboliques. Faites vous partie des 75 % de “chanceux” qui pourront profiter de cures d’amer dans leur alimentation ?
Pour ce faire, mâchez une feuille (bien rincée) de pissenlit sauvage, ou bien dans un bar, faites le test du Fernet Blanca.
Plus facilement à domicile: écrasez un comprimé de paracétamol, trempez-y votre doigt mouillé et sucez votre doigt … Si cela vous provoque une grimace, voire un dégoût immédiat, vous faites partie des 75 % de “super-goûteurs”, vous possédez les récepteurs T2R nécessaires à une bonne amérothérapie.
Si ce n’est pas le cas, malheureusement, l’action des amers risque d’être négligeable, ou alors impliquera des doses importantes d’amers, avec un risque de crispations digestives. Donc alors un conseil navrant: n’allez pas plus loin dans ce projet.
Une exception: les femmes enceintes, bien plus sensibles aux saveurs: leur sensibilité à l’amertume risque d’être transitoire, donc faussée.Et on ne connaît pas bien les conséquences de l’imprégnation de substances amer chez un foetus. Donc dans cette situation, là encore, mieux vaut retarder la cure pour après la naissance.